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<title>Arts et Manières - livre</title>
<description>Éclectique et Cohérent</description>
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<lastBuildDate>Tue, 19 May 2009 23:45:15 +0200</lastBuildDate>
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<title>Le hérisson (suite et pas fin)</title>
<link>http://arts-et-manieres.hautetfort.com/archive/2007/08/23/le-herisson-suite-et-pas-fin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Sat, 25 Aug 2007 13:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Suis toujours dans &quot;L'Élégance du Hérisson&quot; de Muriel Barbery. Je sais, je prends mon temps. Autour de ce bouquin, ça jacasse. Récemment je me suis arrêtée sur un billet de fort méchante humeur d'une certaine Judith Bernard, intitulé &quot;L'arrogance du Paillasson&quot;. Le mot est bon, mais c'est tout ce qui l'est. Cette dame rédige un &quot;Big Bang Blog&quot; avec ces partenaires du défunt &quot;Arrêt sur Image&quot;. T'inquiète lecteur, pas plus de big bang que de fulgurances. Donc la dame en question, elle te la liquide la Barbery, elle en fait du mou pour le chat. Petite rivalité d'agrégées? Oui ce sont des profs dans la vie et là on voit bien que l'éducation nationale ne fait plus corps. L'épuration qui s'annonce devrait être un jeu d'enfant pour le ministère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout cas, hier soir dans mes draps de lin, je lisais le bouquin de Barbery. Page 130, elle décrit &quot;sa&quot; plus belle scène de Anna Karénine, un peu comme nous on ferait notre hit parade du meilleur morceau des Stones entre 1966 et 1969, tu vois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La plus belle scène de Anna Karénine se passe à Pokrovskoie. Lévine, sombre et mélancolique, tente d'oublier Kitty. C'est le printemps, il s'en va aux champs faucher avec ses paysans. La tâche lui semble d'abord trop rude. Bientôt, il va crier grâce, quand le vieux paysan qui mène la ligne ordonne un répit. Puis le fauchage reprend. De nouveau, Lévine tombe d'épuisement mais, une seconde fois, le vieux lève la faux. Repos. Et la ligne se remet en marche, quarante gars abattant les andains et avançant vers la rivière tandis que le soleil se lève. Il fait de plus en plus chaud, les bras et les épaules de Lévine sont inondés de sueur mais au gré des arrêts et des reprises, ses gestes d'abord gauches&lt;/i&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Et ce n'est pas parce qu'il ne cesse de pleuvoir</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Thu, 19 Jul 2007 01:30:00 +0200</pubDate>
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Il&lt;img src=&quot;file:///Users/veroniqueblaudeau/Desktop/He%CC%81risson.jpg&quot; /&gt;&lt;a href=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/media/01/00/61569d1baab06ddf2c768a3529161753.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/media/01/00/61569d1baab06ddf2c768a3529161753.jpg&quot; id=&quot;media-509671&quot; alt=&quot;61569d1baab06ddf2c768a3529161753.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-509671&quot; height=&quot;348&quot; width=&quot;232&quot; /&gt;&lt;/a&gt; faut absolument lire : &lt;font style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;&quot;L'élégance du hérisson&quot;&lt;/font&gt; &lt;font&gt;de &lt;a href=&quot;http://muriel.barbery.net/&quot;&gt;Muriel Barbery&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; Lire m'enjôle comme le cinéma en happe d'autres. Incapable de conserver un oeil critique tant la musique des mots m'enchante.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;Je sais bien comment ça marche, me suis fait avoir y'a pas longtemps: &quot;Ensemble c'est tout&quot; de Anna Gavalda, m'a trimballée tel un bouchon sur l'océan. L'histoire voletait comme les pages d'un roman-photo, tu vois, les &quot;Nous Deux&quot; qu'adorent les mamies. C'est notre côté fleur bleue qui reste accroché là, comme le miel et les mouches. Mais sitôt le gros volume refermé, me suis dit bon sang! mais quelle &lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;cuterie&lt;/font&gt;!&lt;br /&gt; Je persiste à croire en ce que je lis pourtant...&lt;br /&gt; Ce Hérisson n'est pas terminé que déjà il faut que j'en parle. Et à la dernière page?&lt;br /&gt; Non non, là c'est sûr, ça a de la valeur, c'est touchant, c'est profond et d'ailleurs parfois ça pue. Un livre qui a trop bonne haleine c'est suspect, la vie pue toujours un peu de la gueule le matin.
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<title>Sans Arrière-Monde</title>
<link>http://arts-et-manieres.hautetfort.com/archive/2007/07/14/sans-arriere-monde.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Sat, 14 Jul 2007 01:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/media/02/02/2d25e38e4e13e388b043be98558a5a65.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/media/02/02/2d25e38e4e13e388b043be98558a5a65.jpg&quot; id=&quot;media-509047&quot; alt=&quot;2d25e38e4e13e388b043be98558a5a65.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-509047&quot; height=&quot;419&quot; width=&quot;289&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Me suis mise à lire ce soir dans un fauteuil à bascule qui, à l'origine, ne devait pas être le mien - ah! les partages qui s'obstinent à se vouloir intelligents !-, ce petit livre de &lt;font style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;Frédéric Schiffter&lt;/font&gt;, &quot;Traité du cafard&quot;, assemblage d'aphorismes et autres anecdotes choisies d'un prof de philo épileptique classé nihiliste, qui m'a fait sourire. Juste un peu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Schiffter, je l'imagine à la fenêtre de sa chambre ouverte sur la baie -il habite à Biarritz-, le regard vide frôlant un horizon supposé, parce qu'il n'y a pas de ciel à voir: &quot;&lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Le drame des types comme moi qui ne veulent pour rien au monde être pris au sérieux, est, justement qu'on exauce leur voeu&lt;/font&gt;&quot;, &quot;&lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;L'homme est une catastrophe naturelle&lt;/font&gt;&quot;, &quot;&lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Au paradis, il n'y avait pas d'enfants&lt;/font&gt;&quot;; je l'imagine aussi essuyant lentement avec un pan de sa chemise la lame pleine de sang d'un long couteau: &lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Schopenhauer a raison. On devine dans toute philosophie les symptômes du corps qui l'énonce, ses carences honteuses ou inavouées. Chez Nietzsche la prophétie du &quot;surhomme&quot; exprime la névrose d'un valétudinaire; chez Sartre, l'idée de liberté, un instinct femelle de soumission, et, plus récemment encore, chez Michel Onfray, l'exaltation hédoniste, une peine à jouir. Sous la plume des philosophes, toute affirmation est une dénégation&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Schiffter badine, papillonne: &lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;A chacun son ennui. Dans La Noia, le héros de Moravia éprouve le sien comme une &quot;absence de rapports avec les choses&quot;, comme s'il vivait enfermé dans un moi hermétiquement cloisonné n'ayant d'ouverture vers le dehors que pour laisser passer son regard. Pour ma part, il s'agit du contraire. Ce sont les choses qui font intrusion dans mon moi pénétrable, sans cuirasse, comme pour venir, sciemment, bloquer mes ressorts vitaux et brouiller ma sensibilité. Le réel m'envahit et me fatigue comme un inlassable fâcheux.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Ce recueil de&amp;#8230;
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<title>3, 2, 1... Ignition</title>
<link>http://arts-et-manieres.hautetfort.com/archive/2007/07/04/3-2-1-ignition.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 01:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Deux amis de Nantes, ma ville d'origine, m'ont donné à lire en deux temps différents, un premier &quot;Mars&quot; de Heinrich Zorn et un second récemment, &quot;Laissez-moi ou Commentaire&quot; de Marcelle Sauvageot.&lt;br /&gt; Ces deux monologues qui interpellent cependant, pour l'un une société bourgeoise et pour l'autre un amour perdu, sont les oeuvres uniques de deux personnes guettées par une mort imminente. Les deux souffrent pour l'un d'un cancer et pour l'autre de tuberculose, les deux mourront entre 32 et 35 ans.&lt;br /&gt; Dans les deux textes, le style est dense comme un message laissé sur un répondeur dont on sait que le temps imparti est très court. Il n'y a, et c'est là que l'exercice force le respect, aucune trace d'inutile, aucune ligne qui ne soit exactement à sa place. Au-delà de cela, et malgré la situation tragique de ces deux personnes, on ne trouve rien qui larmoie, qui s'épanche, rien qui allègerait la tension, rien qui nous soulagerait nous, lecteurs, en proie parfois à de vaines angoisses.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://bp1.blogger.com/_aueK5y-B0vI/RofHoi4G9gI/AAAAAAAAAA8/VEynJaDJa-U/s1600-h/Mars.jpg&quot; onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bp1.blogger.com/_aueK5y-B0vI/RofHoi4G9gI/AAAAAAAAAA8/VEynJaDJa-U/s320/Mars.jpg&quot; style=&quot;margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5082250203881731586&quot; name=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5082250203881731586&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Heinrich Zorn attaque ses paragraphes avec des &quot;naturellement&quot; justifiant, expliquant même, les raisons d'un cancer survenant dans un âge si jeune. Il décrit comme productrices de maladies, les relations, interactions, habitudes, obligations, conventions de la société suisse bourgeoise dont il est issu. Et il n'est pas question simplement de mettre des mots sur l'horreur pour qu'elle devienne tolérable, il accuse, il donne des noms, des faits, il dit &lt;font style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;c'est votre faute&lt;/font&gt;. Heinrich est en colère, mais ne se plaint pas, il dit simplement que son esprit étouffé a produit la maladie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marcelle Sauvageot, elle, reçoit une lettre de l'homme qu'elle aime, juste avant de partir pour un sanatorium où on va &quot;soigner&quot; sa tuberculose. Son court récit est un commentaire de cette lettre qui lui annonce le prochain mariage de l'amoureux avec une jeune femme.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Monts et Vaux</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Sun, 04 Mar 2007 14:37:12 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Le visage ne ment jamais: c'est l'unique carte qui enregistre tous les territoires que nous avons habités&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luis Sepulveda in &quot;&lt;i&gt;Journal d'un tueur sentimental&lt;/i&gt;&quot;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Le déménagement de P.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 16:26:49 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;On m'accuse d'avoir des goûts inconstants, de ne pouvoir jouir longtemps de la même chimère, d'être la proie d'une imagination qui se hâte d'arriver au fond de mes plaisirs, comme si elle était accablée de leur durée&amp;nbsp;; on m'accuse de passer toujours le but que je puis atteindre&amp;nbsp;: hélas&amp;nbsp;! je cherche seulement un bien inconnu, dont l'instinct me poursuit. Est-ce ma faute, si je trouve partout des bornes, si ce qui est fini n'a pour moi aucune valeur ? Cependant je sens que j'aime la monotonie des sentiments de la vie, et si j'avais encore la folie de croire au bonheur, je le chercherais dans l'habitude.&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chateaubriand in &quot;&lt;i&gt;René&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Au rayOn Fray</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Thu, 14 Dec 2006 12:50:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Ce qui a changé dans mon moyenmarché depuis un an, c'est que non seulement il a été rénové, &lt;img src=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/images/thumb_Onfray.jpg&quot; alt=&quot;medium_Onfray.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;mais aussi qu'il s'est étoffé d'un rayon livres. Et c'est donc là, entre le vin et les surgelés, que je suis tombée sur cette jaquette noire. L'auteur, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Michel Onfray&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, bien sûr j'en avais entendu parler: un jeune artiste fâché avait commenté une de ses opinions sur l'art en disant: &quot;Michel m'effraie&quot;, de sorte que ce nom, je ne pouvais plus l'oublier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La puissance d'exister&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&quot; donc, je m'y suis engouffrée tout de suite. Encore une affaire de moment. Tout commence par l'enfance, car tout se joue avant 6 ans (arff!). Cyrulnik dirait d'Onfray que c'est un résiliant, un adulte qui a su trouver les figures tutélaires pour inverser, contrôler, utiliser la violence ou les carences affectives au bénéfice d'une production, ici intellectuelle... En tout cas, cette production-là, critique à bien des égards, est un bain rafraîchissant, dynamisant et déculpabilisant. J'en veux !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Extrait préliminaire mini mir: &lt;i&gt;&quot;La politesse fournit la voie d'accès aux réalisations morales. Petite porte d'un grand château, elle conduit directement à l'autre. Que dit-elle? elle affirme à l'autre qu'on l'a vu. Donc qu'il est. Tenir une porte, pratiquer le rituel des formules, perpétrer la logique des bonnes manières, savoir remercier, accueillir, donner, tenir pour une gaité nécessaire dans la communauté minimale -deux...-, voilà comment faire de l'éthique, créer de la morale, incarner des valeurs. Le savoir-vivre comme savoir être&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Un peu de verdure ?</title>
<link>http://arts-et-manieres.hautetfort.com/archive/2006/01/31/un-peu-de-verdure1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (enfant-phare)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Tue, 31 Jan 2006 20:25:00 +0100</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/images/medium_fleurette.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/images/medium_fleurette.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_fleurette.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je crois au monde comme à une pâquerette, &lt;br /&gt;parce que je le vois. Mais je ne pense pas à lui &lt;br /&gt;parce que penser c’est ne pas comprendre…&lt;br /&gt;Le Monde ne s’est pas fait pour que nous pensions à lui&lt;br /&gt;(penser c’est avoir mal aux yeux)&lt;br /&gt;mais pour que nous le regardions avec un sentiment d’accord…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je n’ai pas de philosophie : j’ai des sens…&lt;br /&gt;Si je parle de la Nature, ce n’est pas que je sache ce qu’elle est,&lt;br /&gt;mais parce que je l’aime, et je l’aime pour cette raison&lt;br /&gt;que celui qui aime ne sait jamais ce qu’il aime,&lt;br /&gt;ni ne sait pourquoi il aime, ni ce que c’est qu’aimer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimer, c’est l’innocence éternelle,&lt;br /&gt;et l’unique innocence est de ne pas penser.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fernando Pessoa dans Le gardeur de troupeaux
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