mercredi, 05 décembre 2007
Minute Papillon
Ben moi j'voudrais bien que Nico épouse Rachi.
Pour pas faire trop monarchie, il nommerait un nouveau garde des Sceaux, un qui bosse au lieu de passer son temps à se faire griller les fesses au bord des piscines.
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vendredi, 04 mai 2007
Naboléon: bientôt dans les Mairies?
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lundi, 30 avril 2007
Fascismo o Muerte !
PARIS (AFP) - Une "blague" dans le sous-titrage en anglais d'un journal télévisé de France 2, prêtant un "ego surdimensionné" au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, a entraîné le licenciement de son auteur, a indiqué à l'AFP Philippe Baudillon, directeur général de France 2.
Dans ce journal, diffusé le 23 avril dernier, à 19H00, sur plusieurs chaînes du câble aux Etats-Unis et notamment à New-York, on pouvait lire à l'écran, au moment ou Sarkozy s'exprimait, qu'il invitait les Français "to rally my inflated ego" (à rallier mon ego surdimensionné), alors qu'il était en train de les inviter à "s'unir à moi".
Ce dérapage était aussitôt signalé sur un web magazine à l'intention des Français de New-York, French Morning NY (frenchmorning.com) et rapporté par le journaliste Jean-Marc Morandini, sur son blog (jeanmarcmorandini.com). Selon French Morning NY, un élu des Français de l'étranger, M. Jean Lachaud, s'était plaint de l'incident auprès de France 2.
Interrogé par l'AFP, Phillipe Baudillon a précisé que ce service de traduction du journal télévisé était rendu par France 2 "à la demande du ministère des Affaires étrangères".
"Un certain nombre de pigistes de nationalité américaine réalisent ce sous-titrage. J'ai été avisé de cette affaire il y a quelques jours", a précisé Philippe Baudillon.
La responsable du service Claire Quidet, rattachée à la direction internationale de France Télévisions, avait reconnu l'incident dans un courrier adressé à Jean Lachaud et publié sur le site de French Morning NY.
"Ces sous-titreurs se font quelques blagues entre eux en sous-titrant de manière décalée. Mais il y a eu des problèmes informatiques et moins de sous-titreurs que d'habitude et la +blague+ est restée à l'antenne", a explique Philippe Baudillon, soulignant que l'incident était "inadmissible" et que l'auteur de la blague ne travaillerait plus pour France 2.
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jeudi, 30 novembre 2006
Petite Lumière dans la Nuit
En remarque et non en réponse au commentaire de Lydia, j'ai pensé à cet extrait d'un discours prononcé par Thomas Bernhard à l'occasion de la remise du Prix National Autrichien:
"Tout est pré-histoire hautement philosophique et insupportable. Les siècles sont pauvres d’esprit, le démoniaque en nous est la perpétuelle prison du pays des pères où les composantes de la bêtise et de la brutalité la plus intransigeante se sont faites quotidienne nécessité. L’Etat est une structure condamnée en permanence à l’échec, le peuple une structure condamnée sans cesse à l’infamie et à la faiblesse d’esprit. La vie est désespoir auquel s’appuient les philosophies, dans lesquelles tout, finalement, est promis à la démence.
(...)
Instruments de la décadence, créatures de l’agonie, tout s’éclaire à nous, nous ne comprenons rien. Nous peuplons un traumatisme, nous avons peur, nous avons bien le droit d’avoir peur, nous voyons déjà, bien qu’indistinctement, à l’arrière plan, les géants de l’angoisse."
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jeudi, 23 novembre 2006
DisneyLanderneau
Alors que tous les mômes du coin sont occupés avec leur calendrier de l'Avant, voilà qu'une association éminemment honorable exhume les ossements d'une dinde vieille de 6 ans. En 2000 donc, une exposition organisée au Capc aurait montré des images relatives à l'enfance dans l'art, portant atteinte à la dignité de l'enfant. Six ans après, y aurait-il eu recrudescence de consultations chez les pédopsychiatres? A-t-on recensé davantage de crimes sexuels, d'incestes, d'exhibitions au jardin public? Avec un recul de 6 ans, on peut honnêtement considérer l'impact d'une nuisance potentielle.
Bordeaux est une ville musée. Les façades rafraîchies en front de Garonne avec l'aide de subventions municipales, font bonne mine aux 50 paquebots qui s'amarrent chaque année aux abords d'une place de la Bourse dont les conservateurs tiennent les cordons. Depuis la rue, on peut voir les toitures d'ardoises et depuis les hauteurs, s'apercevoir que ce n'est qu'une parade, les sommets sont en tuiles, c'est un décor. Il en est ainsi de la région. Si la ville domine flamboyante, à 50 km à peine en plein Médoc, c'est le règne de la consanguinité, de l'alcoolisme et de l'inceste comme art de vivre. Au milieu de ce bourbier hautement culturel, une association s'émeut subitement des conséquences nuisibles d'une exposition d'art contemporain. Et que faisiez-vous aux temps chauds?
A propos de la mise en examen de l'ancien directeur du lieu, Monsieur Buren s'est associé à l'idée que la censure gagne du terrain. En réalité, elle est en train de donner du crédit à l'art contemporain, elle est en train de l'apercevoir. Bien sûr, pour le moment, ce qui est décrié n'est que le plus "décodable", le plus lisible, donc le plus interprétable. Mais si l'art devient dangereux c'est qu'on a pris la mesure de ce qu'il véhicule. Ici il est question des enfants, est-ce que les images cautionnent les crimes commis contre eux ou est-ce qu'elles montrent ce sur quoi les adultes ne savent pas agir? On soigne sa culpabilité comme on peut.
Cette petite affaire locale questionne le tout-venant sur ses priorités. Quid de la morale ou de la culture? Ainsi ces deux valeurs fondatrices, l'une résultant de l'intelligence de l'autre, devront mener combat alors qu'il n'est pas plus question de l'une que de l'autre. N'empêche, choisis ton camp camarade!
Dans une ville dont les dirigeants sont capables d'organiser une Foire aux Livres dans un lieu d'expression plastique, niant de fait sa légitimité, on peut se demander à qui profite le crime. Ils ont bon dos les enfants.
18:20 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : art, art contemporain
mercredi, 15 novembre 2006
Sabordage
Devant le constat que certaines personnes tombent malade au moment où leur plus profond désir est en passe de se réaliser, Freud postule l'existence d'une corrélation entre succès et maladie. Confronté à ce paradoxe, il explique, dans "quelques types de caractères dégagés par la psychanalyse", que le Moi tolère un désir comme étant inoffensif, aussi longtemps que ce désir n'existe qu'à l'état de fantasme. Ainsi, "...le Moi se met vivement en garde dès que ce désir approche de sa réalisation et menace de se muer en réalité" (Freud, 1916).
Le succès, désiré consciemment par l'individu et associé dans l'inconscient à un fantasme jusqu'alors toléré par le Moi, entraîne une réalisation du fantasme
de désir, qui en devient insupportable.
La réalisation du désir concrétise, de façon massive et brutale, le triomphe d'un désir inconscient, coupable, interdit ou dangereux. La névrose naît du conflit entre le Moi qui refuse maintenant le fantasme et la libido qui y est associée.
L'autopunition (l'échec) soulage le sentiment de culpabilité inconscient et annule les résultats acquis par le succès, et donc aussi le sentiment de faute inconscient qui lui est associé. Freud voit dans ce conflit l'action de forces interdictrices du Moi, qu'il appelle "conscience morale et tendances justicières et punitives".
On pressent déjà l'ébauche du concept de Surmoi que Freud développera sept ans plus tard dans le cadre de sa seconde théorie de l'appareil psychique.
C'est donc dans le cadre d'une étiologie névrotique et résolument oedipienne que Freud décrit ces observations : "...les forces de la conscience morale, qui font qu'on tombe malade devant le succès au lieu de tomber malade, comme d'ordinaire, de par la frustration, sont intimement liées au complexe d'Oedipe" (Freud, 1916).
En d'autres termes, le succès est indissociable de l'Oedipe, il représente le meurtre imaginaire du parent de même sexe et la réalisation du souhait incestueux.
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lundi, 22 mai 2006
Sigmund et Aristophane
Dois-je préciser que je n'ai pas écrit ce qui suit, mais l'ai emprunté à un obscur bloggeur? Les italiques me semblaient suffire.
C’est à partir de la clinique de l’impuissance que Freud a démontré les deux courants de la vie amoureuse: la tendresse et la sensualité. La vie amoureuse de certains hommes est ainsi clivée que «là où ils aiment, ils ne désirent pas et là où ils désirent, ils ne peuvent aimer ». Ces deux tendances se développent comme le percement d’un tunnel en partant des deux cotés. Ainsi, dans une vie amoureuse harmonieuse, il y aura eu une conjonction de ces deux tendances. Mais, comme souvent en psychopathologie, nous devons considérer cette harmonie comme une construction heuristique en tant qu’elle ne se retrouve jamais à l’état pur dans la clinique. Ainsi, toute vie amoureuse procède de la cohabitation de ces deux tendances: l’amour et le désir.
Selon Aristophane, dans son mythe tel qu’il le rapporte dans le Banquet, ce qui pousse deux êtres l’un vers l’autre c’est le désir de se recoller ensemble, de refaire un, comme c’était le cas avant que les Dieux en colère ne les découpent en deux. Il en va ainsi de tout amoureux: si Héphaïstos, le dieu de la forge, leur proposait de les fondre ensemble afin de ne plus faire qu’un, ils diraient qu’en effet, ils n’attendent que cela.
Si le désir a donc pour origine le manque (la castration), l’amour comme montage imaginaire vise justement à annuler ce manque. C’est en ce sens que l’amour va souvent flirter avec la folie: il est une tentative d’évitement de la castration, voire une tentative de forclusion. Fort heureusement, dans la plupart des cas, il n’y parvient pas: l’amour ne vient jamais tout combler, il laisse toujours des terres en jachère, un espace au manque.
Auguste Rodin
Mais c’est aussi dans ce discours d’Aristophane que l’on apprend que les amoureux, une fois qu’ils ont retrouvé leur moitié, restent accolés, embrassés l’un à l’autre et ne se soucient plus de se nourrir... Ainsi, leur réunion, leur amour les mène à une mort certaine par inanition. Et comme ces êtres primitifs n’avaient jusque-là pas besoin de se reproduire (ils étaient immortels), Zeus, leur permit de copuler, de se reproduire afin que l’humanité ne disparaisse pas. C’est donc l’introduction de la possibilité de relations sexuelles qui a sauvé l’humanité d’une mort certaine par excès d’amour. C’est le sexuel qui est venu contrer ce qui de la pulsion de mort est à l’œuvre dans l’amour. C’est cette dimension du sexuel qui permet de laisser un champ libre dans lequel pourra se déployer la dialectique du désir. C’est ce qui permet à l’amour de ne pas être toujours fou.
Là où le désir procède de la castration, l’amour lui procède d’un savoir, d’un savoir sur le désir: la rencontre amoureuse est la rencontre de deux savoirs inconscients. Cette rencontre procède d’un hasard, d’une contingence, qui relève d’une même logique que le jeu de la mourre. Ce jeu antique est un jeu de doigts, ancêtre de la version enfantine simplifiée qu’est «caillou – feuille – ciseaux». Dans ce jeu, rien ne permet de deviner ce que l’autre va faire, et pourtant il y aura nécessairement un gagnant, c’est-à-dire qu’un des deux joueurs aura, à son insu, «deviné» le savoir de l’autre. Ainsi, on aime celui à qui l’on suppose un savoir (sur son désir, sur son manque). Les amoureux ne se disent-ils pas qu’ils n’ont pas besoin de mots pour se comprendre ?
L’amour et le désir seraient donc comme les deux jambes de la vie amoureuse, leur dialectique étant inventée à chaque fois par chacun.
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mardi, 02 mai 2006
La princesse au p'tit caillou
Reprenons une vie normale.
C'est Uwe Max Jensen qui a fait ça. Une idée simple et géniale.
Le support, c'est un carton. Un format de carte de visite sur lequel est écrit «Sculpture pour l’intérieur d’une chaussure». Dessus, on pose un petit caillou trouvé dans un pot près de la carte, ou sur le chemin en venant jusqu'ici, ou entre les crans d'une semelle épaisse.
Le petit caillou, impossible de l’oublier une fois en place, il irrite, fait mal et donne envie de l’ôter.
Il dit aussi qu'on existe et si on ne le croit pas, on n'a qu'à en mettre un dans sa chaussure.
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mardi, 14 février 2006
Bon fou, mauvais fou
.../...
"Au fond, la folie est toujours définie par un autre, jamais par soi-même. C'est là qu'apparaît d'emblée la nécessaire référence extérieure, la référence sociale sans laquelle la folie n'existerait pas. On est toujours le fou des autres, de la société ou de son mandataire: le psychiatre.
C'est la psychiatrie qui définit la folie.

Ne pas rencontrer la psychiatrie, c'est éviter l'étiquette indécollable de "fou". Le rôle de la psychiatrie, c'est d'officialiser ce statut. Des "originaux", acceptés dans leur différence, au sein de certains milieux peu médicalisés et tolérants, mourront sans jamais savoir -et leur entourage non plus- qu'ils auraient pu être fous s'ils avaient rencontré, ailleurs, la psychiatrie.
La société accepte, comme soupape de sécurité, que certains de ses membres accèdent à la liberté du non-conformisme sans recevoir l'étiquette de "fou". Ces marginaux sont souvent célèbres et respectés si leur domaine d'activité se situe dans la créativité, les arts ou le spectacle.
Les comportements, les discours publics et les vêtements qui conduiraient tout citoyen à l'asile peuvent faire exception si l'on est sur une scène ou sur un écran de télévision. Ce comportement "a-normal", simple comportement de liberté le plus souvent, est toléré car son espace d'expression est circonscrit, donc sans danger. La fonction est même de faire rêver à ce que l'on s'interdit de faire.
La société permet alors à la psychiatrie d'être permissive. Ailleurs, là où la liberté politique et la liberté d'expression tout court ne sont pas autorisées, la psychiatrie joue parfaitement le rôle qui est attendu d'elle par la société et l'on interne des formes cliniques de schizophrénie politique ou de schizophrénie sociale".
.../...
Edouard Zarifian, psychiatre, in "Les Jardiniers de la Folie".
A propos d’un artiste fou, Artaud écrit :
"On peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh, qui de sa vie entière n’a fait que cuire une de ses mains, et n’a rien fait d’autre que se couper l’oreille gauche, dans un monde où chaque jour nous mangeons du vagin bouilli en sauce verte ou du pénis de nouveau-né fouetté et battu jusqu’à liquéfaction..."
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samedi, 11 février 2006
La soumission
C'est en regardant la télévision que ça m'est venu. Ce dégoût.
Cette manipulation du peuple, ce maintien dans l'ignorance et la médiocrité... Mais est-ce donc si nouveau?
J'ai vu des gens se présenter à la télévision pour régler un problème de voisinage?!! Des femmes hystériques et des maris qui bafouillent... Et au-dessus de tout cela, des justiciers médiateurs qui parlent fort et imposent illégitimement les nouvelles lois. Entre les mains de qui remet-on nos vies et leur cadre? Où en sommes nous arrivés pour croire si peu en nous-mêmes? Qui sont ces pantins que nous laissons nous déposséder de nos valeurs?
Quand je vois tout ça, je me demande à qui profite le crime...
Bien avant nous, Etienne de la Boétie écrivait le Discours de la servitude volontaire (1549).
Soyez résolus à ne plus servir !
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l'ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.
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