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mardi, 26 février 2008
Racolage
Une petite escapade parisienne. Pas que pour le fun, ce n'est pas la saison.
Et une exposition, celle de Vlaminck au Musée du Luxembourg.
D'abord, on paie 11 €. C'est la première (mauvaise) surprise de la visite. La déambulation s'opère chronologiquement, sur une période allant de 1900 à 1915. On commence donc avec une peinture épaisse, dense, outrancière, appliquée comme à la truelle pour figurer l'alcool ou la petite vertu. Le rouge à lèvres et le rimmel débordent, le vin sent la piquette. Et puis des paysages des bords de Seine, des pêcheurs patients, des ciels de printemps torturés. Une vie simple, ordinaire, prolétaire.
Puis, avec le temps, après cette espèce de fougue désordre, après cet élan charnel qui montre la crasse et sent la sueur, voilà que le peintre s'essaye à des techniques frisant le cubisme, en se retenant d'y plonger. Ne pas quitter le réalisme du figuratif. Ainsi, en équilibre sur le fil, Vlaminck tâte de la ligne droite, des perpendiculaires, de la taille en facettes. Mais n'apparaissent que les clivages. Bien sûr il gagne en technique, en transparence, en clarté. Mais alors disparaissent la chair, la vie, l'humain.
A la fin de l'exposition ne restait pas grand-chose, si ce n'est l'impression amère que si Vlaminck avait conquis dans sa jeunesse par une libre expression, une libre pensée, il s'était abymé aux charmes du succès. Sa peinture devenue pas tout à fait ceci, ni tout à fait cela, mais qui certainement s'était vendue, avait fini par perdre de sa substance pour satisfaire au goût.
14:02 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, expositions
vendredi, 15 février 2008
Enfermez-le !
J'avais 17 ans, c'était le prof d'histoire qui avait organisé la projection. Un film noir et blanc, je m'en souviens encore. On y voyait des corps décharnés, vivants si on peut dire, ou morts, jetés dans des fosses. J'avais 17 ans et je me souviens encore du mal au bide que j'ai ressenti à ce moment-là.
Ma nièce a 7 ans. Dans 3 ans, alors qu'elle vit bien tranquille dans sa cambrousse avec son frère et ses parents, au milieu des poules et des lapins, on va lui demander de penser à un enfant mort il y a 60 ans.
Comme si ce n'était pas suffisant d'avoir sur les épaules le poids de sa propre famille, de sa propre histoire...
On fracture les conventions, on joue les pipe-hole pour faire djeuns, pendant que la petite enfance doit entrer en mortification punitive, dans la contrition coupable... Mais on va où là?
Il est malade ce mec.
16:32 Publié dans Comme ça me vient | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 08 février 2008
Mais?
Mais Où est passé V ??
Cher V, c'est l'hibernation?
A quand la fonte des neiges...
01:25 Publié dans Comme ça me vient | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



