jeudi, 30 octobre 2008

Passons

Je ferme ici, j'ouvre ailleurs.

Comment appeler le nouveau?

Peut-être Brèves? Nouvelles de mon Front?

Voilà, on y est... C'est .

dimanche, 28 septembre 2008

Bye Bye Bordeaux

7 ans à Bordeaux. Je regretterai la plage à 60 km.

C'est le grand départ. Toute ma maison dans un camion.

J'avais dit Paris jamais, j'aurais pas du, j'y vais

A tout ceux que j'ai connus, bye bye!

 

vendredi, 12 septembre 2008

Plutôt crever

Le Pape.

Sont des milliers attroupés devant Notre-Dame là.

Et le flic, 20 ans ou presque, qui déplace les barrières et à qui je demande où on a expédié ma voiture pour cause de défilé mystique, me répond "A la fourrière sûrement... Eh oui, faut se soumettre".

Se soumettre!

crashtest.jpg

Se soumettre?..

Un mauvais rire m'a échappé, une vilaine remarque aussi "à votre âge vous parlez déjà comme ça?!!".

Plutôt crever.

Mais pour qui finalement? Pour quoi?

jeudi, 04 septembre 2008

Welcome in Paris

Depuis que je vis à Paris, je reçois un PV par jour. En août, on se croit tranquille et bien non! Il faut un point jaune sur l'horodateur pour indiquer que la rue est gratuite... Pas mal l'embrouille... Il y a aussi des bandes organisées de racketeuses avec un écusson Police Municipale sur leur forte poitrine. Deux d'entre elles m'ont arrêtée y'a quelques jours: ma plaque avant était tordue... Paraît que ça gène le radar une plaque tordue. Je démarrais juste, après avoir retiré de mon pare-brise les 2 PV des 2 jours précédents. Bah oui, y'a des gens qui ne travaillent pas pendant la semaine. Donc les deux boniches de l'État m'ont prunée, en disant "on a reçu des ordres"... bah oui, on va pas vous laisser d'initiatives en plus... J'ai quand même failli leur demander combien elles touchaient de commission.

Pour vivre à Paris, je veux dire tant qu'on n'est pas installé vraiment (parfois on n'a pas le choix), faut prévoir le budget prunes. La proposition de la Mairie c'est une carte pour payer les 2€ de l'heure. Une journée de stationnement = 10 heures. Une prune = 11 €. Donc j'ai choisi le papillon. En gros ça veut dire que sont en infraction d'emblée tous les provinciaux montés à Paris pour une période déterminée. Welcooooome !

Pendant que le parisien se dore la pilule à Sein Trop', nous on entretient le sable sale de Paris Plages.

dimanche, 31 août 2008

R'humeur

BEC12.jpgDimanche matin, 20° à Paris, ciel gris, réveil sonné trop tôt, café fort et 2 toasts. Une colonie de touristes passe sous les fenêtres, quelques voitures. La porte qui claque, les élèves du cours de yoga à 20€ la séance entrent et sortent, l'air fumé. La concierge portuguaise doit avoir pris ses vacances, aucune rengaine ne monte de la cour "vous ferrrmerrrez la poarte s'il vous plé".

Il s'agit d'aller travailler maintenant, les cervicales coincées par le stress. Elles disent que je suis méchante les jeunes, y'en a même qui propagent que je suis virée. Non, non, je ne suis pas au courant... S'agit aussi de pas lâcher maintenant, mais parfois penser à la maison au bord de la mer, aux huîtres du port, à la causerie avec les mouettes. S'installer là-bas et échapper à tout.

samedi, 19 juillet 2008

FaceBooKBrother

Ne pas avoir créé de page FaceBook, c'est super ringard. C'est mon ex-mari, un opportuniste de première qui m'avait invitée à y participer. A cet espace apparemment sans dangers qui permet parait-il de s'exprimer comme par le principe d'un blog, s'associe le réseau de nos connaissances et parfois même des gens qu'on ne connait pas, mais qui ont des liens avec nos connaissances. La chose paraît subitement tentaculaire et d'aucuns s'extasieront devant ce tissage gigantesque qui s'opère et qui voudrait démontrer que nous sommes tous reliés dans la grande humanité humaine.

789616365-facebook-big-brother.jpgOr, en me laissant convaincre d'adhérer à cette mascarade, je me suis vite aperçu qu'une flopée d'indésirables avaient trouvé refuge chez moi sans que je les aie invités et notamment une quantité de gens qui ne parlent même pas ma langue (l'ex est suédois) et dont les post-it sur mon "wall" commençaient sérieusement à m'agacer. Très vite, je me suis sentie observée, dérangée dans ma bulle par des inconnus, et ces nouvelles personnes que j'aurais du (à l'américaine), être ravie d'héberger ont pris un air de pique-assiettes. 
Non seulement on sortait du premier cercle, les vrais amis, mais en plus aucun de ces facebookers ne semblait partager de points communs avec moi. Mon idée n'étant pas de me faire de nouveaux amis, car je n'en ai pas besoin, j'ai vite considéré que ce nouveau jouet était totalement inutile.
 
Une de mes collègues (21 ans) me dit "ah mais c'est super ce truc" et à ma suggestion que c'était tout de même la manière rêvée pour toute police d'investigation de faire les liens dans un réseau, de repérer des gens qui jusqu'ici étaient noyés dans la masse, elle me répond qu'elle s'en fout car elle n'a rien à se reprocher... voilà une remarque qui laisse songeur. Quelques temps plus tard, je tombe sur cette vignette dessinée, (d'un parano comme moi sans doute) et lui envoie... bien sûr elle m'a prise pour une has been et je l'ai confortée dans cette idée en renonçant définitivement à cette pratique douteuse du Faceflicage.
 

jeudi, 10 juillet 2008

Aujourd'hui...

... c'est mon anniversaire !

J'ai eu des Impatiences, ça me va bien. 

lundi, 09 juin 2008

Les français sont des mous qu'elles disent...

Elles s'étaient bien trouvées ces deux là. Deux belles beurettes à la peau caramel et aux cils lourdement fardés d'un noir poudreux comme on imagine les yeux des femmes dans les contes de ce bon vieil Emile Léunenuit. Elles avaient donc la même couleur de peau, le même uniforme (moi aussi, mais suis blanche comme du sucre glace) et dans la hanche que l'une avait menue et l'autre large, une lascivité comme un peu la queue des boas Constrictor (le plus dangereux), avançant lentement dans une chaloupe sans freins et sans intentions.
Elles babillaient, s'esclaffaient, l'une de sa voix éternellement rauque (une déformation du guttural arabe?), et l'autre butant sur les T qui, passant d'un son sec à la française, approchait en amorce un Tche dénaturé. Quand leur bruit arrivait jusqu'à moi, l'un comme un soupir d'enphysémique et l'autre comme une attaque de la Barre des 1000 (encore lui), il m'apparaissait qu'il était une fois de plus question des zooooommmmmes. Que serions-nous sans vous?
L'une abhorrait le sexe, n'aimait les mecs que de loin, les rejetant quand ils approchaient et l'autre était la princesse de son prince qui, sans déconner, la kiffait grave.
Aucune n'avait "connu" de français car les français sont "mous"... Grand bien leur fasse pensai-je en moi-même car la disproportion numéraire est bien suffisante. A ma question de savoir ce qu'est un français mou (pléonasme), elles eurent la même réponse: il est toujours gentil, toujours d'accord, ne cherche pas le conflit, est trop soumis... Bordel! me suis-je dit, mais c'est donc de machos dont elles rêvent, ce qu'elles contestèrent violemment par un "mais naaaan, c'est pas des machos, c'est des mecs viriiiiils...."
Ahhhhhh d'accooooord...
En fin de vol je n'avais toujours rien compris et j'abdiquais devant cet abime culturel qui s'ouvrait, telle la Mer Rouge, devant moi.
Ensuite, alors que nous attendions le bus pour rejoindre nos voitures, elles se prenaient mutuellement les poignets pour partager leur admiration pour les colifichets et je voyais, par ce geste tendre, l'émergence du cerveau reptilien comme une reviviscence des harems du temps d'Emile, quand les femmes forcées d'être ensemble avaient fini par y trouver leur compte... de perles.

vendredi, 23 mai 2008

Chanson d'Amouuuuur

 

Christophe - Elle dit, elle dit 

mercredi, 26 mars 2008

Toutmaviejairêvé

Le blanc, ça ne m'allait pas. Les vieilles sorcières de l'hôpital non plus. Fallait que ça bouge, alors ça a bougé. Finis les TCA, les INR, les ECG, les bons de transport, de radio, les ragots parce que celle-ci s'envoie l'interne, parce que celle-là a une piscine. Finies les plaintes, "j'ai pas eu mes congés en été", "la surveillante peut pas me saquer", fini d'assister aux mauvais traitements sur des patients séniles "Odette tu pues, ahhh c'que tu peux puer". On en fait des saintes de ces bonnes femmes, elles sont mauvaises comme la teigne.

Les regarder d'un air compatissant parce que ah les pauvres elles sont si mal payées, si peu reconnues, et puis toutes ces souffrances qu'elles voient... Tu parles! Les regarder avec compassion, avec empathie comme elles aiment à dire, c'est en fait courber l'échine pour étouffer les coups qu'elles portent aux faibles, aux plus petits qu'eux, aux vieux, aux étudiants. En réalité, c'est couvrir leurs méfaits, c'est se soumettre pour ne pas être leur proie, c'est accepter à son âme défendante d'être témoin de conduites abjectes.

Quitter la saleté, la misère, la détresse, la quitter en se disant qu'on y viendra bien assez tôt à toute cette déchéance, que ce n'est pas la peine de s'y précipiter, même avec des ailes d'ange dans le dos. Un jour ou l'autre comme une méchante marée, elle viendrait se coller sur nos plumes, toute cette merde.

Un tableau trop noir c'est toujours suspect. Alors disons que c'est juste gris, pas immaculé c'est certain, mais gris. Ce qui signifie en gros que comme dans tout milieu il y a aussi des petites fées, des elfettes, des princesses. Mais pas suffisamment pour que le reste devienne supportable.